- Qu’on ne t’a pas trouvé de bons plans pour faire baisser le prix du billet d’avion Paris-Papeete (min 2.000€, quand tu te débrouilles très très bien)
- Qu’il y a 12H de décalage horaire en sept. avec Paris (ce qui va changer dans ta vie : à 18h, il fait nuit. A 21h, tu t’écroules de fatigue. Pour le shopping, t’inquiète, les magasins seront ouverts avant toi : à partir de 7h30)
- Qu’en sept, c’est l’hiver. Le lagon n’est qu’à … 26°C, brrrr … avec quand même avec un taux d’humidité supérieur à 55%
- Que la monnaie est le franc pacifique (les billets sont juste incroyables, de vrais œuvres d’art)
Qq conseils pour toi, ami : ne pars pas moins de 15jours ! Prends ton maillot, ta crème solaire ultra-protectrice, ta cape de pluie (sous les tropiques, il pleut bergère … ron ron ron patapon) et ton anti-moustique (bon plan pharma ! On les a tous essayés … il paraît que le seul qu’on ait oublié, « 5/5 spécial tropique » écrase tous les autres … on est sceptiques, surtout avec les « nonos » qui t’arrache un bout de peau au moment de la piqûre). Si tu veux voyager d’îles en îles, à la cool, sans stress, tu peux prendre l’avion (le Pass bleu d’Air Tahiti est le moins cher, pour les îles de l’archipel de la société, à condition de suivre un itinéraire défini). Si tu es un aventurier, tu préfèreras le cargo (*). Dans ce cas, attends toi à : des horaires fantaisistes, des annulations de dernière minute, dormir dans un container –t’inquiète, on laisse la porte ouverte pour faire rentrer la pluie-, passer la nuit sur le pont en pleine tempête pendant 6heures etc … On te garantit pleins de bons souvenirs et des rencontres avec les locaux qui sont les seuls, en général, à utiliser ce moyen de transport. Si tu vas sur la mini-île de Maupiti, tu auras le droit en prime à une navette express pendant 2 heures, surnommée le « Vomiti Express »… pour les détails, voir Camille … (faut bien nourrir tous ces poissons)

En Polynésie, tu peux t’attendre : à des plages de sac blanc, des lagons verts et bleus, et de superbes petits bungalows aménagés rien que pour toi au dessus des poissons, sur pilotis (lus et approuvés par Nico & Audrey, même pendant la tempête !). Un panorama digne des plus jolies cartes postales que tu reçois de tes potes en voyage de noces aux Maldives ou aux Seychelles (Anne Claire et Etienne, on veux tous les détails à votre retour !). Tu vas pouvoir revoir ton bestiaire marin : raies, dauphins (Flipper est ici !), requins citrons ou à pointes noires, baleines, poissons multicolores et pleins d’oiseaux qu’on ne connait pas, anguilles, murènes, serpents de mer, 100 pieds, lézards, crabes, … Tous, ils seront tous là pour toi ! Tu trouveras aussi : des forêts luxuriantes à l’intérieur des îles, des habitants accueillants qui te prennent en stop, te proposent de t’héberger et sont heureux de discuter avec toi (Jean Michel et Azilyz, encore merci pour cette super soirée et votre incroyable accueil !), sans oublier des locaux qui t’enseignent la pêche à la tahitienne et la préparation culinaire qui va avec (avant d’être cuit sur la plage, tu vas apprendre à sortir les organes de tes mignons petits mulets par la bouche et les ouïes … et à nourrir les chats errants avec ces abats … on te garantit une jolie fête).

En Polynésie, si tu veux aller plus loin, tu peux aussi découvrir la face cachée de ces îles paradisiaques. Des chiens errants partout, parfois agressifs et dont la reproduction est totalement hors de contrôle du gouvernement (du coup, tu évites les randos de nuit, au bord de la route. Ou alors, tu t’équipes d’un gros caillou et tu leur cries “ich !” -> en tahitien = “va t’en”). L’alcoolisme (rhum, bière locale Hinano) et la marijuana locale (« pakkalo », vendus au bord des routes) qui engendrent de très sérieux problèmes de violences conjugales. Et d’incestes. De la corruption à bloc à tous les niveaux de l’Etat, des collectivités et des grandes entreprises. Le symbole du grand écart entre tous ces fléaux et le paradis des grands hôtels, accroche toi, c’est … Bora-Bora. Surnommé le « 9-3 » de la Polynésie, la collectivité récupère chaque année le max. de subventions pour financer des aménagements (route, éducation, tourisme, …) mais l’argent disparaît en cours de route ! Idem pour les grandes entreprises (Vinui pour les télécoms, Air Tahiti pour les transports, Hinano pour la bière …), en situation de monopole ce qui leur permet d’imposer des tarifs et un niveau de vie dingue (1 hamburger = 14€, 1 litre de lait = 2,5€, 1 bouteille d’eau coûte plus cher qu’1 bouteille de Coca !) et de continuer à faire pression sur les politiques qui se succèdent. Sans parler du gouvernement local (même si on est sur territoire français, nom de D…!) qui change tous les 6 mois, et reste digne de la IVème République ! … Bref, en dépassant les frontières de plages ensablées, nous avons eu quelques surprises …

Petit mémo pour t’aider à briser la glace à ton arrivée : la prononciation du tahitien est proche … du latin (et voilà, fallait pas louper les cours) Ia oarana oe = Bonjour ! ; Ia orana oe i teie po = Bonsoir ! ; Mauruuru = Merci ! ; Nana (ou parahi oe) = Au revoir ! ; + compliqué : E mea au anei te pia Hinano ? = La Hinano est-elle une bonne bière ?. Sinon, pour ta culture, un “motu” est un petit ilot. Un “poppa”, c’est toi, l’étranger qui débarque. Un collier de fleurs remis à l’arrivée signifie “bienvenue”, un collier de coquillage remis au départ signifie “aurevoir, revenez nous vite !”. Un “marae” n’est pas un marais, mais un ancien temple de la fin du XVIIIème siècle, aux vertus magiques, où les tribus se réunissait pour honorer leurs Dieux et prendre des décisions socialement, politquement super importantes. Et les perles ne “poussent” pas naturellement dans les huîtres, on les “greffe” !

On a loupé, on vous laisse nous raconter : L’archipel des Tuamotu et leur peuple de la mer, les « Paumotu » (on imagine que c est parce qu’ils sont paumés au milieu de nulle part) ; les îles Gambier (pro évangélisation catholique, avec des lieux de cultes traditionnels partout), les Australes et les Marquises (dont 6 sur 12 seulement sont habités) ; les piqûres de poisson-pierre ; les baleines à Maupiti ; les plages de Parea, au Sud de Huahine ; les cours de nouage de paréos ; le tatouage polynésien …
Un grand coucou à tous ceux rencontrés au cours de ces 16 jours : Audrey&Nico (of course !), Iyo (le prince de Maupiti, complètement barré mais rigolo), Jeanne & Corine (quel accueil, merci !), Jean Michel, Azilyz & Henohé (à bientôt au Maroc… en Bretagne… ou à Paris !), Sebastien Vaninha & Maxime (partie de JungleSpeed mémorable), Pierre&Mélanie (pour un verre au retour à Issy), Yvette et Marie-Madeleine (nos anges gardiens à Moorea)…et tous les autres (notamment ceux qui nous ont pris en stop sous la pluie en pleine nuit).
Prochaine étape : les p’tits kiwis ! Pour 17 jours, à nouveau sur une île !
(*) Cargos : Hawaiki Nui ou Taporo VI, VI. 12 personnes max / trajet. Réserver à l’avance ou arriver tôt le matin sur le quai !
Elle a dit “oui”… on veut un post complet qui décrit dans les détails quelle danse maori Benoit a exécuté pour te demander !!
The Masked Cat
Bonjour et félicitations pour votre mariage!
Je viens de retrouver le petit papier avec vos coordonnées et donc découvert votre blog. Un petit tour du monde en accéléré, c’est sympa. Et vous, pas trop nostalgiques? Toutes vos belles expériences vont certainement vous accompagner encore longtemps.
Bonne continuation à vous et soyez heureux!